Qui aujourd’hui oserait critiquer le tramway nantais ?

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Lisez cet extrait de son histoire.

Les années de transition : de Chénard à Chauty (1977-1989)

En 1979, le SITPAN confie à la SEMITAN, alors dirigée par Michel Bigey, un spécialiste des transports, la maîtrise d’ouvrage déléguée du projet pour construire et coordonner le projet de tramway. Bien que l’ensemble des acteurs aient la volonté de réaliser rapidement cette ligne en utilisant des techniques éprouvées en Allemagne, des retards se font jour, liés notamment au coût du matériel roulant, et l’alternance municipale voit en 1983, au terme d’une campagne opposant notamment les pro et anti-tramway, l’élection de l’équipe de Michel Chauty à la mairie de Nantes. Cette équipe, opposante résolue au tramway, estime notamment que le projet de la précédente municipalité est trop couteux et qu’il coupe la ville, et fait interrompre les travaux mais constate que le projet est trop engagé pour pouvoir être stoppé. Le chantier redémarre donc, et dure au total, entre les premiers travaux préparatoires qui débutèrent en novembre 1981 et l’ouverture de la ligne pour les essais en août 1984, trente-trois mois.

“La priorité numéro un pour la nouvelle équipe va être le devenir du tramway”. Effectivement, dès le 7 mars, Michel Chauty envisage l’arrêt des travaux et Jean-Michel Jolivel est nommé président de la SEMITAN. Mais les travaux sont très avancés et les entreprises de travaux publics fortement impliquées : l’arrêt des travaux devient impossible. En mai 1983, Michel Chauty reconnaît que “l’opération est hélas irréversible”. Par la suite, il ne changera pas d’avis personnel regrettant son coût élevé ainsi que son impact technique et visuel dans une ville aux rues étroites. En revanche, Jean-Michel Jolivel comprenant l’intérêt du tramway défendra non seulement son exploitation mais également son extension.

Vision d’avenir ou gestion à la petite semaine ?

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